Week-end du 12 au 14 septembre à Verdun

Publié le par Club Vosgien Saint Hippolyte

 

 

A quelques semaines du 90ème anniversaire de l'Armistice, 23 membres du club vosgien de St Hippolyte et 8 du CV d’Aubure ont randonné sur les traces des Poilus, sous la conduite de Claude Marchal dit " le Chef ".

 

Vendredi 12 vers 16 heures, nous avons chaussé nos brodequins près du village de Flabas pour traverser le bois des Caures où  les tranchées allemandes sont encore bien visibles. Puis nous avons progressé vers les vestiges du PC du Colonel Driant, après  un arrêt respectueux devant sa tombe provisoire,

L'histoire des tombes successives de Driant est compliquée. Après sa mort, il fut inhumé par les Allemands sur le champ de bataille. Ce n'est que le 9 août 1919 qu'il fut exhumé, identifié et enseveli de nouveau à la même place, Une nouvelle exhumation eut lieu le 9 octobre 1922, en prévision de la translation dans le monument du Bois des Caures. Celle-ci eut lieu le 21 octobre.

 

Source : Conseil Général de la Meuse

nous sommes arrivés au Village martyr de Beaumont, entièrement détruit et qui fut déclaré "zone rouge" ; c'est à dire : interdiction de reconstruction du village et de remise en culture des terres. Une chapelle y est érigée depuis 1932.

 

Le samedi 13, le bus nous déposa près de la Plate-forme de Froideterre.
Insérée dans le camp retranché de Verdun, la côte de Froideterre verrouille le nord de la place, au contact entre la vallée de la Meuse et les hauteurs de sa rive droite. Après avoir traversé un paysage marqué à jamais par les trous d'obus, nous sommes arrivés au fort de Thiaumont, puis passage près de l'ossuaire de Douaumont:

A l'issue des hostilités, il s'avéra impossible d'attribuer une identité, voire une nationalité, à des centaines de milliers d'ossements retrouvés épars dans le secteur de Verdun.
C'est pourquoi, sur la commune de Fleury, fut construit un gigantesque monument qui recueillit dans ses 46 caveaux (un pour chaque secteur principal du champ de bataille, d'Avocourt aux Eparges) les restes mortels d'environ 130 000 combattants français et allemands inconnus.

 

En pataugeant dans la boue du ravin de la Caillette nous avons atteint le fort de Douaumont. C'est avec beaucoup d'émotion que nous avons visité ce lieu empreint maintenant de sérénité et de quiétude, mais on se rend très vite compte de l'atmosphère particulière qui règne en ces lieux.

Pause repas bienvenue à l'auberge des pèlerins, puis plongée vers l'étang de Vaux et petite ascension vers le fort de Vaux pour une visite commentée par un guide passionné (alsacien de surcroît). A noter qu'il n'a plu qu'une fois dans la journée… de 8 à 19 heures !

 

Dimanche 14, Charles nous débarqua à Vauquois pour une visite guidée de ce haut lieu de la guerre des mines situé entre l'Argonne et la rive gauche de la Meuse.

La butte de Vauquois est une gigantesque termitière : les aménagements à divers niveaux dépassent les 17 kilomètres de puits, galeries et rameaux du côté allemand et 5 km de galeries du côté français. Des milliers de tonnes de gaize sont extraites. Vauquois, c’est aussi l’extraordinaire lutte souterraine livrée dans les "dessous" : la guerre des mines. Il a été recensé 539 explosions (218 Allemandes, 321 Françaises). Là où se trouvait un petit village meusien de 168 habitants, il ne subsiste qu’un terrifiant réseau d’entonnoirs géants.

 

Après une pause casse-croûte sous un soleil enfin retrouvé et avoir arpenté quelques parcelles de la forêt d'Argonne, nous avons retrouvé le bus pour le chemin du retour, avec un petit arrêt "dragées", spécialité de Verdun.

 

Encore merci à Claude pour l'organisation de ce week-end chargé de mémoire et d'émotion.

Pour conclure je citerai Paul Valéry :

"La guerre c'est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais qui, eux, ne se massacrent pas".

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